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La Saint-NicolasC'est après la Saint-Michel et la Saint-Martin qu'arrive la fête de Saint-Nicolas, le 6 décembre. C'est la dernière des trois fêtes qui contribuent à préparer les enfants à fêter Noël. La Saint-Michel a fait ressortir les forces du courage des enfants, la Saint-Martin a plutôt éveillé les enfants à la compassion et à la générosité, la Saint-Nicolas, quant à elle, s'adresse au corps physique de l'enfant. Lors de cette fête, c’est l’aspect physique de l’enfant que l’on prépare pour recevoir le mystère de Noël. On célèbre la Saint-Nicolas avec des pommes, du pain d’épices et des noix ; des aliments durs qui offrent une résistance et qui demandent à l’enfant un effort de volonté. Saint-Nicolas serait né vers 270 dans la ville de Patare en Lycie (région au sud-ouest de la Turquie). Ses parents, Épiphane et Jeanne, étaient pieux et très fortunés. Dès son enfance, on dit qu’il avait une nature profondément religieuse. . Il est ainsi devenu prêtre, puis les habitants de Myre le choisirent comme évêque malgré son jeune âge.
Mais, la plus célèbre des histoires le concernant est celle des trois jeunes filles que leur père, ruiné, projetait de vendre comme esclaves. Une nuit, Saint-Nicolas leur lança par la fenêtre trois bourses pleines d’or destinées à leur servir de dot. Ces bourses tombèrent dans leurs souliers mis devant l’âtre pour les tenir au chaud. Le père des filles fut touché d’admiration lorsqu’il surprit la main du bienfaiteur.
Cet homme au grand coeur était remarquable pour sa bonté, sa droiture dénichant le bien là ou il se trouvait. Il aida de nombreuses gens à garder leur vie sur le droit chemin. Avec sa grande bonté et sa détermination à défendre le bien, il est devenu celui qui guide nos efforts dans la préparation de Noël, ce messager céleste de l'Avent. Le grand Saint-Nicolas, qui a déjà vécu
et oeuvré parmi les hommes, vit maintenant au ciel. Tous les ans,
le jour de son anniversaire, il descend sur terre et visite les enfants.
Saint-Nicolas connaît les enfants et sait qu'ils ont tous un bon coeur.
C'est pour cela qu'il leur apporte un petit sac rempli de gâteries
qu'il dépose dans leur soulier. Il voit tout et connaît
ces bonnes actions, tout comme les faiblesses ou les petits défauts
que les enfants pourraient améliorer. Il vient donc radieux, habillé de
sa cape bleue étoilée, coiffé de sa mitre dorée
et chaussé de ses solides bottes pour ses longues marches sur
la terre. Il apportera ce message à chacun et sera accompagné de son serviteur, le père Fouettard. Celui-ci symbolise la contre-image de Saint-Nicolas. Le père Fouettard, déambule recroquevillé en grognant. Il ne peut se tenir droit debout ni parler correctement, il grogne. Son visage est noirci, sa barbe est toute emmêlée, ses vêtements sont de fourrures… Il arrive avec un balai rustique et l'agite au besoin… Il symbolise ce qui adviendrait de l'être humain s'il n'était formé que des forces de la nature, sans la lumière du monde céleste. L'homme ne pourrait pas être libre, son développement serait limité par ses instincts. Il ne fera pas d'adresse individuelle mais parlera plutôt de voyages, de l'enfant Jésus qui s'apprête à venir parmi nous. Il amène aussi un message s'adressant au groupe. Alors que dans les petites classes (1e et 2e) et au jardin d'enfants, il ne fera que passer et faire entendre les clochettes de son âne, sa présence demeurera un mystère. Les enfants lui préparent un trône, des chants et lui laissent de quoi nourrir et abreuver son âne : avoine, paille, carotte, eau… Cette fête, de tradition européenne, peut trouver sa place parmi nous. Nous vous invitons donc à la découvrir, à vous imprégner des qualités de droiture de Saint-Nicolas et à travailler avec les noix pour les transformer…
Conte de St-NicolasDans le lointain Orient vivait autrefois un homme pieux, l'évêque Nicolas. Un jour, il apprit que loin, très loin en Occident, il y avait une grande ville où tous les hommes souffraient de la famine, même les petits enfants. Il appela ses serviteurs, qui l'aimaient beaucoup, et leur demanda : «Apportez-moi les fruits de vos champs et de vos jardins, afin que nous en nourrissions les affamés. » Alors ils apportèrent de grands paniers remplis de pommes et de noix des arbres de leurs jardins, et des sacs de grains dorés de leurs champs. Et les mères envoyèrent des pains d'épices qu'elles avaient cuits elles-mêmes. L'évêque Nicolas fit charger tous ces dons sur un navire. C'était un grand et fier vaisseau. Il était aussi bleu que le ciel et sa voile blanche reluisait au soleil. Le vent souffla dans sa voile et lorsqu'il était las de souffler, les serviteurs s'asseyaient à la rame et faisaient avancer le navire rapidement. Il leur fallut longtemps naviguer : sept jours et sept nuits. Lorsqu'ils arrivèrent aux portes de la grande ville, c'était le soir. Il n'y avait personne dans les rues, mais aux fenêtres la lumière brillait. L'évêque Nicolas frappa à une fenêtre. La mère pensa qu'un voyageur attardé voulait entrer et dit à son enfant d'ouvrir la porte, mais il n'y avait personne. L'enfant courut à la fenêtre, mais là non plus il ne trouva personne. Par contre, une corbeille était là, avec des pommes rouges et jaunes, des noix et sur le dessus un pain d'épices. À côté, il y avait un sac rempli de grains de blés dorés. On fit venir tout le monde dans la pièce et tout le monde en mangea. Bientôt les enfants retrouvèrent leur santé, leur fraîcheur et leur bonne humeur. Maintenant Saint-Nicolas est-là haut, dans le ciel. Tous les
ans à son anniversaire, il se met en route pour descendre sur
la terre. Il monte sur son cheval et chevauche d'étoile en étoile.
Là, il rencontre la Vierge Marie. Elle assemble des fils d'or
et d'argent pour coudre une petite chemise à l'enfant Jésus.
Elle parle à Saint-Nicolas : « Retourne chez les enfants, apporte-leur
tes présents et dis-leur que la nuit de Noël approche, que
l'Enfant Jésus va bientôt venir ». Le texte dans la section La Saint-Nicholas est un amalgame d'un texte extrait du livre « Délices et Magie de la Roselière », p. 202 et d'un texte venant du Petit Roseau du 29 novembre 2001 par Judith Langevin. Les photos viennent du site Web St. Nicholas Center (http://www.stnicholascenter.org). Le conte de Saint-Nicolas a paru dans le Petit Journal (Roseau) du 24 octobre 2001. |
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